Revue de presse

Revue de presse


Février 2017

bilan des dispositifs de déradicalisation

Déradicalisation : le premier bilan des dispositifs de déradicalisation lancés par le gouvernement est en demi-teinte, selon une mission d' information des sénatrices Esther Benbassa de EELV et Catherine Troendle des Républicains. Elles rendent leurs premières conclusions ce matin.

Esther Benbassa, sénatrice EELV du Val-de-Marne parle d'un constat d'échec. 07:06:10 Il n'y avait pas assez de prestataires compétents parmi les associations après les attentats. Il s'en est suivi du bricolage. 07:06:34 Parmi les principaux échecs que relève la sénatrice, il y a le centre de Pontourny en Touraine qui tourne déjà à vide, alors qu'il a été créé il y a six mois.

(France Info 22 février 2016)


Février 2017

Djihadistes : la politique de déradicalisation en échec

Un rapport sénatorial sur le désendoctrinement des individus embrigadés par les islamistes constate l' échec des politiques publiques menées depuis trois ans.

Le bilan d ' étape de la mission d’Esther Benbassa et de Catherine Troendlé – respectivement sénatrice (EELV) du Val-de-Marne et sénatrice (LR) du Haut-Rhin - sur le «Désendoctrinement, désembrigadement et réinsertion des djihadistes en France et en Europe» témoigne de l’échec des politiques
Publiques menées depuis trois ans. Des échecs dus aux choix et la mise en œuvre des programmes, mais aussi au fait que passé un certain stade de la radicalisation islamiste, le chemin de retour est impossible.
Les expériences ratées du
Les expériences râtées du centre de déradicalisation de Pontourny (Indre-et-Loire), comme des unités dédiées en milieu carcéral sont là pour ledire . Selon Catherine Troendlé ,« les expériences dont on pense qu'elles réussissent aujourd'hui, comme celles du Haut-Rhin, sont du cousu main reposant sur un suivi très individualisé et la prise en compte des contextes familiaux»

Déradicalisation : un constat d’échec


L'histoire d'un échec cuisant que la campagne présidentielle ferait presque oublier. Et un constat sans appel: le bilan d'étape de la mission d'Esther Benbassa et Catherine Troendlé - respectivement sénatrice (EELV) du Val-de-Marne et sénatrice (LR) du Haut-Rhin - sur le «Désendoctrinement, désembrigadement et réinsertion des djihadistes en France et en Europe», témoigne de l'échec des politiques publiques nationales menée depuis trois ans maintenant. Des échecs dus aux choix et à la mise en œuvre des programmes, mais aussi au fait que passé un certain stade de la radicalisation islamiste, le chemin de retour est impossible. Les expériences ratées du centre de déradicalisation de Pontourny (Indre-et-Loire), comme des unités dédiées en milieu carcéral sont là pour le dire.
Au sujet du centre de déradicalisation, ouvert en juillet 2016, désormais vide faute de volontaires, le rapport conclut: «Les effets sur la lutte contre le phénomène d'emprise sur des personnes en voie de radicalisation sont loin d'être avérés. À l'inverse, trois pensionnaires s'étaient autoproclamés la “bande des salafistes rigoristes”, le départ forcé de l'un d'entre eux entraînant le départ volontaire et consécutif des deux autres, laissant supposer un phénomène d'emprise, paradoxal dans un lieu censé y remédier.»
Un programme spécifique
De même, les unités dédiées en milieu carcéral, ont fait long feu après l'agression d'un surveillant pénitentiaire à la prison d'Osny (Val-d'Oise) qui aurait pu être mortelle en septembre dernier. Elle a mené la Chancellerie à complètement changer son fusil d'épaule. Ipso facto, la conclusion est la même: «Au cours du temps passé à Osny, ce détenu n'avait pas opposé de résistance particulière aux programmes de prise en charge organisés et était apparu plutôt enthousiaste, accréditant ainsi pleinement la thèse d'un comportement de dissimulation. À la suite de cette agression, il a été décidé de mettre fin au programme de prise en charge de la radicalisation au sein de la maison d'arrêt d'Osny.»
En proposant son nouveau plan, la Chancellerie prend acte de cette impossibilité de déradicaliser les plus impliqués
En proposant son nouveau plan, la Chancellerie prend acte de cette impossibilité de déradicaliser les plus impliqués. Si, comme le souligne le rapport, le nouveau dispositif met l'accent sur une meilleure évaluation des détenus, il prévoit surtout d'isoler les plus violents en «milieu carcéral répondant à des exigences élevées de sécurité». «Cette affectation sera située au sein de maisons centrales ou de quartiers maison centrale transformés en quartiers maison d'arrêt.» Un programme spécifique sera mis en place «pour ceux dont on aura évalué leur capacité à “engager un désistement de la violence”» (sic). «Outre cette centaine de places, 190 places d'isolement disponibles, réparties sur une cinquantaine d'établissements, seront également mobilisées pour ces détenus les plus problématiques. Pour ces 290 détenus, les règles de sécurité seront plus strictes.» Il est certes bien précisé de mettre en place deux évaluations par an afin d'apprécier l'évolution de la personne. Mais la Chancellerie est bien peu diserte sur la nature de la prise en charge des plus violents.
Cette prise en charge et ce suivi seront d'autant plus compliqués que comme le souligne le rapport sénatorial, au sujet de l'expérience de Pontourny, «le volontariat sur lequel repose le programme crée sa fragilité intrinsèque». Dans le même temps, il affirme aux termes des expériences menées, que rien n'est possible «sans un minimum d'adhésion». Un paradoxe bien difficile à résoudre, tandis qu'il faut encore faire le compte des dysfonctionnements.
[ …]

(Le Figaro du 21 février 2017)


Février 2017

«Nous savons que nos programmes sont inutiles pour les djihadistes radicaux de conviction»

INTERVIEW - Dans le bilan d'étape d'une mission sénatoriale sur le sujet, dont elle est co-responsable, Catherine Troendlé, sénatrice LR du Haut-Rhin, dénonce les manquements des pouvoirs publics.

LE FIGARO. - Votre rapport dénonce l'échec des programmes de déradicalisation. Qui peut être déradicalisé et qui ne peut pas l'être?

Catherine TROENDLÉ - Il faut l'admettre: les personnes les plus violentes et les plus dangereuses ne le seront pas. Selon le psychanalyste Patrick Amoyel, sur les 13.000 personnes signalées, 80 % peuvent être accompagnées efficacement, notamment les femmes, mais aussi 60 % des hommes dont les motivations sont avant tout identitaires. Il faut donc se concentrer sur ces publics. Nous savons que nos programmes sont inutiles pour les djihadistes radicaux de conviction. Le parquet de Paris souligne une autre problématique qui est celle des enfants revenant de Syrie et qui auront commis eux-mêmes des exactions. Pour l'instant, rien n'est prévu pour ces cas que l'on pourrait rapprocher de la problématique des enfants-soldats.

Votre rapport pointe le jeu des associations. Quels ont été les dysfonctionnements?

La grande majorité de la centaine d'associations concernées était en quête de financement du fait du désengagement des collectivités locales. Il leur fallait donc profiter de cette manne financière dispensée par le gouvernement. Beaucoup d'entre elles, qui émargeaient sur la problématique de l'enfance en danger, ont créé des modules sur cette «nouveauté» de la radicalité religieuse. Peu ont compris combien c'était une problématique difficile. La structuration des appels d'offres, qui respectent strictement le Code des marchés publics, n'a pas aidé, certaines associations compétentes se faisant refuser des subventions au motif que le dossier n'était pas bien bouclé. Les expériences dont on pense qu'elles réussissent aujourd'hui, comme celles du Haut-Rhin, sont du cousu main reposant sur un suivi très individualisé et la prise en compte des contextes familiaux. C'est très chronophage et cela implique des intervenants formés.

«Nous voyons aujourd'hui des travailleurs sociaux qui entament à peine une formation alors que cela fait plus de deux ans que la problématique est sur le métier»
Catherine Troendlé

Justement, cette question de la formation est-elle réglée?

Certainement non. Nous voyons aujourd'hui des travailleurs sociaux qui entament à peine une formation alors que cela fait plus de deux ans que la problématique est sur le métier. Trop souvent aussi, nous sommes face à de jeunes gens sortis d'école qui vont bénéficier d'une ou deux semaines de formation spécifique et qui seront confrontés à des personnalités aguerries aux entretiens avec les travailleurs sociaux, et maîtres dans l'art de la dissimulation. On se réveille avec la gueule de bois et la conscience que cette problématique exige un haut niveau de formation.
Vous dénoncez aussi la centralisation des programmes. Pourquoi ce n'est pas efficace?
Parce que dans un premier temps, seul le ministère de l'Intérieur était compétent pour décider de tout. Ce n'est que très récemment qu'a été introduit de l'«interministériel». La problématique des prisons en aurait nécessité davantage. De même, on se rend compte à quel point l'Éducation nationale a sa place dans les dispositifs.


Que manque-t-il à nos méthodes?

Les volets évaluation et prévention, qui sont essentiels et qui ont le mérite d'intégrer les familles, premières vigies. C'est d'autant plus important que nous ne pouvons compter sur des dispositifs contraignants.

(Le Figaro du 21 février 2017)



Février 2017

CIO : des garanties demandées

(...) la sénatrice Catherine Troendlé a également plaidé la cause des CIO auprès de la rectrice, sachant que « l’orientation des collégiens et des lycéens représente l’un des axes prioritaires du système éducatif, a-t-elle plaidé.
Cautionner leur fermeture, c’est condamner un service de proximité, fort apprécié, notamment en zone rurale à l’image du Sundgau, et engendrer des frais de déplacement supplémentaires relatifs aux permanences hebdomadaires assurées dans tous les établissements scolaires. »

Précisons par ailleurs que le maire de Saint-Louis, Jean-Marie Zoellé, avait déjà pu rencontrer la rectrice, la semaine dernière.

(DNA du 21 février 2017)


Février 2017

Fillon n’exclut pas « la grande sérénité »

La fédération haut-rhinoise des Républicains a donné le coup d’envoi de la campagne de la présidentielle samedi lors d’un comité départemental « suivi en grand nombre ».

La réunion s’est tenue dans « une grande sérénité » nous dit-on. Le comité de soutien est présidé par Michel Sordi, député-maire de Cernay, et le comité opérationnel est constitué autour de Maxime Beltzung, référent des Jeunes Républicains pour la Haute-Alsace.

« L’attente est forte et réelle. Les troupes sont déterminées à mener campagne. Elles seront porteuses des éléments de réponse pour porter au mieux le projet de notre parti associé à l’UDI et défendre les valeurs qui sont les nôtres », explique la sénatrice Catherine Troendlé, présidente de la fédération.

(DNA du 20 février 2017)


Février 2017

Fillon : Ses comités alsaciens se mobilisent.

Dans les deux départements alsaciens, les fédérations LR ont réuni hier leurs troupes.

La présidente Catherine Troendlé a appelé les membres du comité départemental du Haut-Rhin – plus d’une centaine de personnes – à s’exprimer. Ont-ils des états d’âme ?
« Ils ont été unanimes à réclamer du matériel pour faire campagne. Tout le monde dit que c’est difficile, mais le mot d’ordre est : on ne porte pas un homme mais un projet, car il y va du pays » , résume la sénatrice Troendlé, qui avait à ses côtés les députés Michel Sordi et Eric Straumann, et le maire de Colmar Gilbert Meyer.

Néanmoins, les militants ont demandé que le statut des assistants parlementaires soit revu…

(L'Alsace du 19 février 2017)